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    • Album : Concert ODMT et chorale juin 2014
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ODMT : la vérité, enfin !

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 31 août 2011

Depuis dix ans, notre cher public, exclusivement composé de mélomanes distingués, se demande ce que signifie le sigle « ODMT », ces quatre lettres de feu qui s’inscrivent désormais dans le patrimoine musical de l’humanité. Pour ce dixième anniversaire (déjà…), une chronique historique s’impose.

La scène se passe dans un café parisien ; nous sommes en 2001. Sont présents : notre chef bien aimé, Catherine (que Dieu l’ait en sa sainte garde !), Anne de la R., Stéphane C., Marie-Pierre Ch. et quelques autres qui nous seront sans doute reconnaissants de ne pas les avoir nommés ici.

Le problème débattu est le suivant : l’orchestre a un chef ; il a déjà cinq ou six musiciens (dont un inspecteur des finances tombé dans la mélomanie) ; mais il n’a pas encore de no.

Or, sachez-le, cher public, rien n’est plus difficile que de trouver un nom pour un orchestre. Jouer juste et en mesure, à côté, c’est de la petite bière.

Catherine, notre chef bien aimé, décide d’appliquer le principe juridique bien connu : « in vino veritas ». Et elle commande une première tournée de kirs.

Et de fait, les idées fusent. L’un des participants propose d’appeler l’orchestre « Philharmonie Rationaliste des Amateurs Distingués et Aimables » (P.R.A.D.A.). Mais l’idée est abandonnée.

On se reprend une tournée de kirs, pour s’éclaircir les idées.

L’un des participants propose d’appeler l’orchestre : « Nouvel Ensemble Révolutionnaire des Volontaires Orphéonistes » (N.E.R.V.O.). Mais l’idée est encore abandonnée, allez savoir pourquoi…

Troisième tournée de kirs…

Quatrième tournée de kirs…

Et tout d’un coup, c’est l’illumination. Une des personnes présentes (nous aurons la charité de taire son nom) se lève et s’écrie : « on devrait l’appeler Orchestre De Ma Tante ».

L’ODMT était né et il était baptisé.

Dans la nuit qui suit, Michel P. compose ce qui deviendra l’hymne de l’orchestre : « Si tu vois ma tante », morceau d’un polyphonie subtile et remarquable, qui sera joué presque systématiquement en bis pendant les dix années qui suivent.

Voilà, vous savez tout…

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Ode à l’ODMT

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 19 décembre 2010

Ode à l’ODMT

Dans l’église sombre et sonore

L’ODMT sévit encore

L’hospice est en fond de décor

Le temple est rempli à ras bord

 

Le hautbois propose l’accord

Marie-Pierre, tous sourires dehors,

Reproduit le la tout d’abord,

Suivie par violoncelles et cors

 

Et le concert commence alors,

Vertigineux déluge sonore

Non, ce n’est pas du Philidor

Mais la musique vous prend au corps

 

Enfin, dans un dernier effort,

S’achève le dernier accord

Public, applaudissez bien fort :

Non, l’ODMT n’est pas mort

 

Car il…euh…joue encore !

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Histoire polonaise

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 4 septembre 2009

Le problème, avec les étrangers, c’est qu’ils ne s’appellent jamais Dupond ou Durand, comme tout le monde. Le plus souvent, ils ont des noms à coucher dehors.  

Tenez, prenez les polonais, par exemple. Des gens charmants, à n’en point douter. Mais alors, quels noms ! Jaruszelski, Scimanovski, Paderewski…comment voulez-vous retenir tout ça ?  

Heureusement, il y en a qui font des efforts. Par exemple, récemment, il y en a un qui a changé son nom polonais et imprononçable, pour se choisir un nom plus simple : « Deux » (Jean-Paul de son prénom). Et ça a marché : il est devenu célèbre.  

Dans le même esprit, il y a aussi le bel effort de Chopin.  

Naturellement, quand il était dans son pays, il s’appelait Chopincewski, à la mode du pays.  

Mais justement, son pays, il a dû le quitter. Parce que les polonais, voyez-vous, sont entourés de voisins attentionnés, qui viennent régulièrement chez eux casser leurs pianos.  

Il a donc émigré chez nous, et il a raccourci son nom : Chopin, c’est quand même plus facile à retenir.  

Le jeune Chopin (à vrai dire, il n’a jamais été très vieux) a eu bien du mal, à Paris. Pour survivre, il a dû se faire embaucher dans un piano-bar enfumé de Saint Germain des prés et il y a laissé ses poumons. Mais c’est là qu’il a rencontré George Sand, qui était venue s’encanailler, comme elle en avait l’habitude.  

Il s’en est suivi des amours torrides. Mais je ne vous les raconterai pas, car j’écris essentiellement pour l’édification de la jeunesse.  

Tout ça n’a pas duré longtemps. Chopin est mort. George Sand aussi, mais beaucoup plus tard et après avoir usé plusieurs autres hommes (il faut dire qu’elle les prenait plutôt faibles de constitution).  

En fin de compte, Chopin aurait mieux fait de rester en Pologne. Avec un peu de chance, il serait peut-être devenu pape. Comme l’autre, Monsieur Deux…

Olivier de Nervo

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La famille Ruisseau (suite)

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 5 février 2009

Comme je l’ai déjà indiqué dans une précédente chronique, ô lecteur avide de connaissance, la famille Ruisseau (en allemand : Bach) adorait les prénoms compliqués. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. En fait, on observe un curieux phénomène de complication de génération en génération.

L’arrière-grand-père de Jean-Sébastien s’appelait simplement « Ta » (Ta Bach). Pour son grand-père, on est allé jusqu’à trois lettres, puisqu’il s’appelait « Col » (Col Bach). Le propre père de Jean-Sébastien avait un prénom encore plus compliqué : « Passeton » (Passeton Bach).

Mais c’est avec Jean-Sébastien qu’on a commencé à dépasser les limites du raisonnable, puisqu’il a appelé son fils : Carl Philip Emmanuel.

Et Carl Philip Emmanuel a renchéri sur son père. D’où une vie familiale difficile. Vous imaginez, par exemple, Madame CPE grondant ses enfants :
« Gertrude Fernanda Wilhelmina, cesse de tirer les nattes de Sieglinde Beatrix Aloïsia ! ».

La lignée a fini par s’éteindre, par épuisement. Et on a oublié les Bach, pendant près de deux cents ans.

Ils ont finalement été redécouverts, grâce aux travaux émérites d’une musicologue de la Sarthe : Catherine Augustine Prudence Amélie Prada, fille d’un violoncelliste amateur (mais de talent), Michel Amédée Célestin Prada.

Le père et la fille avaient formé la « Philarmonie Rationaliste des Amateurs Distingués du 14ème Arrondissement » (en abrégé : PRADA). Mais ils ne savaient pas quoi lui faire jouer.

Un jour, en feuilletant de vieux grimoires, ils ont retrouvé un machin dont personne n’avait entendu parler, intitulé « concertos brandebourgeois ». Le nom était bizarre, mais la musique n’était pas mal.

Et c’est ainsi que, après des siècles de sommeil, la famille Bach est revenue en pleine lumière.

Vous doutiez-vous, ami lecteur, que vous aviez une telle dette envers la famille Prada ?

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Histoire vraie…

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 5 février 2009

Voici une histoire racontée sur un site consacré à l’alto: info@alto-en-ligne.net


« Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station «L’Enfant Plaza» du métro de Washington DC.. Il a commencé à jouer du violon. C’était un matin froid de janvier 2007. Il a joué pendant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot. Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot. Quelques instants plus tard, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.


Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger. Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un instant. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en continuant à marcher. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi. Seule une personne l’a reconnu sur plus de mille personnes. Personne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens d’aujourd’hui. Personne n’a remarqué qu’il jouait avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était «sold out» avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.


C’est une histoire vraie. L’expérience a été organisée par le «Washington Post» dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens. Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles pages jamais composées, à côté de combien d’autres choses passons-nous ? »

 

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Bientôt Noël

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 19 décembre 2008

Un iphone, un blueray, un troisième appareil photo numérique, un dixième téléphone portable, un livre qui sera lu en une semaine dans le métro, un petit haut super sympa qui sera décousu dans deux semaines, une boîte de chocolats qui seront mangés dans deux jours…

Et si je lui offrais des partitions? tu sais, ces vieux trucs trop chers mais irremplaçables et indémodables et inusables qu’on peut lire encore plus longtemps que les BD… non, pas la Bible, mais non, pas le Coran, juste des partitions… Ce truc magique qui bouge pas, qui fait pas de bruit, qui brille pas, qu’est resté en noir et blanc, en milliers de boules au lieu de milliards de pixels, que seuls les initiés peuvent déchiffrer et qui se transforme en un évènement unique chaque fois qu’on le lit… Ce truc qu’on peut partager 100 000 fois sans jamais l’altérer, ce morceau de rêve jamais atteint, ce support de mystère jamais dévoilé tout entier…

Et tu vas où pour trouver cet obscur objet du désir? À Paris, Rue de Rome, dans le Vieux-Mans, Grande-Rue (t’as déjà vu le Vieux-Mans? Soit dit en passant, c’est la plus belle chose qui soit. ); ailleurs, je sais pas, faut regarder… sur internet.

Faites-vous plaisir! Pour Noël, offrez des partitions!

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L’invention du saxophone

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 10 novembre 2008

On trouve encore souvent, chez les historiens de la musique, cette idée farfelue : le saxophone aurait été inventé par un belge, dénommé Sax. C’est absurde ; chacun sait que les belges n’ont jamais rien inventé, à part le capitaine Haddock et les Spéculoos. 

La vérité est tout autre : le saxophone est une invention bretonne, donc française.

Jean-Amédée Sach’soff est né à Roscoff (Finistère). Sa date de naissance est inconnue, car le curé de sa paroisse, un peu trop porté sur le chouchen, a mis le feu au registre des naissances. Les études historiques les plus récentes permettent simplement de situer l’heureux événement quelque part entre le règne de Clodion le Chevelu et la présidence de René Coty.

Le jeune Sach’soff fut, dès le début, un esprit moderne et inventif. On lui doit l’introduction en Basse-Bretagne du fil à couper le beurre salé et du râteau à quatre dents.

Mais surtout, Jean-Amédée Sach’soff fut un passionné de musique. Citons sa « méthode progressive et graduée de biniou à l’usage des paroisses » (le livre est aujourd’hui épuisé, mais on en trouve encore un exemplaire à la bibliothèque municipale de Landivisiau ; pour visiter la bibliothèque, sonnez chez Mademoiselle Le Goarec, à côté du presbytère). Citons également sa sonate pour bombarde et harmonium à pédales, qui fit pendant des années les délices des mélomanes du cercle des amis de Notre-Dame du Kreisker.

Un jour, Jean-Amédée eut une idée comme on n’en a qu’une par siècle. Revenant du cabaret voisin (chez Cavallec, près de la poissonnerie), il tomba, touché par la révélation, devant la pipe que lui avait rapporté de Haute-Bavière, son propre père, le maréchal des logis chef Sach’soff. Il s’agissait d’une très longue pipe en bois.

Jean-Amédée eut alors l’idée simple, mais géniale, de percer des trous dans l’objet et d’y adapter une anche de bombarde.

Le sach’soffone était né !

Evidemment, l’instrument restait à perfectionner. Aux dires des contemporains, le son en était puissant et doux, un peu comme le meuglement d’une vache bretonne entreprise par un taureau déjanté.

Le seul mérite du belge Sax fut de transformer l’instrument en bois, simple et rustique mais vigoureux, en un instrument métallique compliqué.

Quand on vous dit que les belges n’ont rien inventé ! 

Olivier de Nervo 

10/11/2008

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La famille Ruisseau

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 2 juillet 2008

Ma chère Marie-Pierre,

Catherine a demandé des articles pour le blog.

Mais je suis incapable de lui en envoyer (je ne suis pas très doué) et je n’ai pas son adresse email.

Peux-tu lui envoyer l’article ci-joint.

Je l’ai écrit après une discussion très intéressante avec tes deux filles (la violoncelliste et l’autre…). Je me suis rendu compte qu’elles ne connaissaient pas Demi-Ton Bach et je me suis dit qu’elles n’étaient peut-être pas les seules.

Je pense que mon article, sur un blog aussi fréquenté le nôtre, marquera l’histoire de la musique.

Olivier de Nervo

Jean-Sébastien Ruisseau était très doué pour la musique.

A part ça, il a eu quinze enfants.

Il faut dire qu’il y a usé deux femmes. On connaît surtout la seconde : Anne-Madeleine Ruisseau, qui était certainement charmante, mais moins douée que son mari, du moins pour la musique, à en juger par le recueil qui porte son nom et qui est régulièrement massacré, depuis plus de deux siècles, par tous les enfants qui apprennent le piano.

La première femme, on ne la connaît pas vraiment. Son mari ne lui a pas fait de « petit livre ». Elle s’appelait sans doute Gertrude ou Germaine, ou bien Gertrude-Germaine, car c’était une famille où on n’aimait pas les prénoms trop simples.

A eux trois, ils ont donc eu 15 enfants, ou à peu près. Eux aussi, ils portaient tous des prénoms plutôt compliqués, si bien qu’on les appelle plutôt par des initiales, un peu comme dans les séries américains. On citera ainsi CPE (Cours Primaire Elémentaire ?) Ruisseau ; JC (Jésus-Christ ?) Ruisseau ; WF (Wilhelm Friedmann ?) Ruisseau ; JJ (Jean-Jacques ?) Ruisseau ; etc…

A la fin de sa vie, le pauvre Jean-Sébastien était un peu fatigué : faire un enfant entre deux fugues, pendant près 60 ans et plus, ça use…

Alors, quand le dernier est né, sa femme Anne-Madeleine et lui ont décidé de l’appeler « Ton » (en allemand : Ton).

Le pauvre petit Ton était un avorton. Il n’avait pas le grand nez rubicond de son père. Il n’avait pas les grands yeux bleus de sa mère. Bref, il déparait un peu dans l’auguste famille Ruisseau.

Et pourtant, c’est cette médiocrité même qui fit sa gloire. Car tout le monde se mit à l’appeler, par moquerie, « Demi-Ton ».

Or, à cette époque, le demi-ton n’avait pas encore été inventé. Et ce fut une révolution dans l’histoire de la musique. C’est grâce à Demi-Ton que son père, touché par la grâce, se mit à composer « le clavier mal embouché », les « fuites françaises », les « fuites à l’anglaise », les fuites pour violon seul et pour violoncelle.

Et pourtant, vous pouvez consulter les histoires de la musique : personne ne parle du pauvre « Demi-Ton ».

Décidément, les musicologues ne sont pas des gens sérieux.

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Courrez-voir « Couleurs d’Orchestre »

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 30 mars 2008

« Couleurs d’orchestre », le dernier documentaire de Marie-Claude Treilhou, est un vrai bijou. Après plusieurs mois de repérage, la réalisatrice s’est immergée pendant 16 semaines au sein de l’Orchestre de Paris, dont elle a suivi au plus près l’activité au jour le jour. Le résultat est un film exceptionnel. Par ce qu’il montre d’abord, du travail de l’ensemble sous la baguette de Christoph Eschenbach, qu’il s’agisse des répétitions de la 7eme de Beethoven, du concerto pour alto (très beau!) d’ Edith Canat de Chizy, ou du concerto pour piano de Brahms joué par le grand pianiste Tzimon Barto, ou bien encore des premiers contacts avec le chef invité Roberto Abbado.Du travail préparatoire du chef et des solistes sur la partition jusqu’à celui des divers pupitres, de la sélection des séquences pour les enregistrements jusqu’aux aux ultimes répétitions précédent le concert, tout est montré, avec une qualité inégalée même pour un documentaire musical.

Cette qualité tient aux partis pris de l’auteur : aucun commentaire, aucune voix off, rien que la musique et les échanges entre musiciens captés au coeur même de l’orchestre. Cette captation d’une qualité exceptionnelle s’est appuyée sur l’équipement son du Théâtre Mogador où réside l’orchestre, et sur un enregistrement 8 pistes qui permet d’utiliser simultanément 4 à 5 micros HF, dont les musiciens, chefs compris, ont accepté d’être équipés.

Mais le film ne s’arrête pas aux musiciens. L’orchestre, c’est aussi l’équipe administrative et technique qui l’épaule et gère tout, depuis la gestion et la mise à jour des partitions après chaque répétition jusqu’à l’expédition des instruments pour la prochaine tournée, de la réservation des places pour le concert du soir à l’organisation des concours de recrutement ou à la récupération des bagages perdus du chef invité. En deux heures, c’est une plongée exceptionnelle au sein d’un très grand orchestre professionnel qui nous est proposée. Courrez-le voir : le film, malgré un acceuil critique excellent, ne bénéficie pratiquement d’aucun appui pour sa distribition, et il n’en existe que 3 copies, dont deux diffusées en ce moment à Paris, au Reflet Médicis et au MK2 Beaubourg. C’est dire que sans un bouche à oreilles efficace, il ne restera pas longtemps dans les salles…

Martine

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S’émerveiller, toujours

Posté par lesadultesenmusiqueunblogfr le 19 décembre 2007

Découverts au détour de ma quête pour remplir ma hotte de Noël, les Airs de Concert de Mozart par Edita Gruberova, accompagnée par le « Chamber Orchestra of Europe » dir. N. Harnoncourt. Chez Teldec. En concert. Une merveille… Une voix epoustouflante (c’est ça qu’ils disent au dos de la pochette et en effet, il n’y a pas d’autre mot). Pureté du timbre, legato moelleux et cependant nerveux dans les passages virtuoses, tendresse mozartienne…Bon… ça n’est pas tout à fait tout neuf, puisque le copyright est de 1992…

Le petit père Jarouski (Je ne sais plus combien il y a d’r et de s!), il nous en fait entendre, c’est vrai, ainsi que la grande Dessay, et c’est bien normal qu’ils soient à la mode; cependant, il ne faudrait pas oublier que le monde musical continue à tourner, et aussi qu’il y a des fondamentaux à ne pas négliger… Cette Gruberova-là, elle va trouver une place dans mes fondamentaux… après Stich-Randall, il va sans dire, on ne blackboule pas les chouchous…

Voilà… Si vous avez des coups de coeur à transmettre, n’hésitez-pas: partager la musique, ça n’est pas seulement « prendre des cours de musique dans le 14e arrondissement avec Les Amis du Conservatoire du XIVe »

Catherine

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